Juin 2005
Isabelle Lefebvre MSc., CRHA Présidente, Accès-Livres
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Faire face aux gens difficiles - Patrons
Tous les jours nous côtoyons des gens
difficiles. Dans notre vie personnelle, nous avons le choix de les
soustraire de notre existence mais qu’en est t-il dans notre vie
professionnelle ? Nous devons parfois coopérer avec ces personnes
voire même nous en faire des alliés…
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De toutes les relations
au bureau, celle avec votre patron est la plus préoccupante. Se mettre
en relation avec un patron difficile est délicat car il a une énorme
influence sur votre vie professionnelle. Si vous décidez de rester à
cet emploi, vous devrez travailler avec lui parce que quoi qu’il en
soit, c’est un partenaire comme un autre. Nous aborderons dans le
prochain numéro, en juillet, les collègues difficiles et au mois
d’août, les employés difficiles.
Le dictateur
Certains patrons ont
véritablement besoin de l’estime et de la reconnaissance des autres.
Très indépendant, le dictateur assume toutes les tâches, prend la
vedette, se met à l’avant plan, s’attribue tous les mérites, se sent
investi d’une mission, est prêt à tout pour arriver à ses fins,
s’énerve quand les choses ne se passent pas comme il veut et se met
généralement en colère pour obtenir ce qu’il veut.
Face à un dictateur,
votre seule option pour vous assurer un développement professionnel
satisfaisant et remarqué est de vous trouver un allié solide dans
l’organisation. Essayez de montrer votre valeur à un autre cadre de
l’entreprise qui appréciera vos qualités et interviendra en votre
faveur.
L'inapte
L’inapte
souffre d’insécurité. Il essaie de s’en sortir tant bien que mal en
évitant les décisions, en communiquant à peine et en faisant de son
mieux pour ne pas faire de vagues. Il essais de ne pas se faire
remarquer et ne fait pas part de ses idées ou de ses opinions. Il
craint d’être supplanté par une personne plus compétente que lui, de
prendre des décisions malheureuses, de recevoir des critiques à cause
d’une erreur de l’un des membres de son équipe. Il accepte d’être
maltraité mais bout intérieurement.
Dans ce cas,
essayez de savoir ce que les autres pensent de lui sans faire courir de
rumeur. Essayez de savoir si sa position au sein de l’entreprise est
remise en question sans susciter vous-même cette remise en question.
Protégez-le des situations qui pourraient le mettre dans l’embarras.
Prenez davantage de responsabilités en apportant des preuves de vos
capacités. Vous verrez qu’on remarquera vos actions car vous donnerez
l’impression de prendre les choses en main tout en vous préoccupant du
sort des autres.
Le paternalisme/maternalisme
Le
paternaliste/maternaliste est celui qui se sent responsable de son
petit groupe d’employés, comme de ses enfants et qu’il a tendance à
appliquer la même discipline au bureau qu’à la maison. C’est un
contrôlant. D’un côté il est intraitable, exigeant mais il devient
absolument charmant lorsque vous devenez malade. Il insiste pour que
vous rentriez à la maison, vous recommande même des docteurs et
pourrait même aller vous border à la maison s’il le pouvait. Le
problème c’est que vous n’êtes pas son enfant mais son subordonné.
S’il vous considère comme l’un de ses enfants c’est qu’il ne vous
traite pas en égal, il ne vous traite pas en adulte compétent.
Le
paternaliste/maternaliste a un grand besoin de vie social et
d’appartenance à un groupe. Il aime faire partie d’une équipe, flatte
les autres, dit aux autres davantage de choses qu’ils veulent en
entendre et est facilement blessé.
N’entrez jamais
dans le rôle de l’enfant, maîtrisez vos émotions, gardez votre calme
même au milieu d’une confrontation, soyez respectueux mais pas
obséquieux, restez vous-même et ne laissez jamais la conversation
devenir trop personnelle, maintenez-la à un niveau professionnel, et
ce, même au risque de vous faire reprocher votre manque d’esprit
d’équipe par ce patron paternaliste.
Le meneur
Le meneur sait régler
les différends, souder une équipe, déceler le potentiel de ses
collaborateurs, vous aide même dans votre carrière. Il vous félicite,
vous aide à surmonter vos problèmes et sait vous mettre de l’avant.
Tout le monde voudrait travailler pour un meneur. Il se forme,
s’instruit, s’informe, ce qui lui permet de toujours chercher des
solutions plus créatives, inspirantes et favorables à l’entreprise.
Le meneur nous fait
aller de l’avant, nous motive. Il a une présence, une sorte de
magnétisme. Il joue un rôle inestimable. Il dirige les opérations,
prend des décisions difficiles, relève les défis, pense aux autres,
contrôle les situations et non les personnes, écoute attentivement les
suggestions, fait ce qu’il juge bon de faire, ne pousse pas les autres
à bout, garde son sang-froid, reste concentré sur la tâche.
Soyez franc et honnête,
parlez de ce que vous et vos collègues ressentez et de ce qui se passe
dans votre service, faites part de vos connaissances, de votre talent
et savoir faire, soyez proactif, responsable et motivé, soyez attentif
aux détails, essayez vous aussi d’être un meneur en prenant exemple sur
ce genre de patron…Formez-vous, intéressez-vous à plus que vos
fonctions, cherchez à devenir vous aussi un leader dans votre
entreprise.
Au plaisir de vous revenir en juillet pour la suite... Faire face aux gens difficiles - collègues !!!